Le Parosphromenus-​Project par Peter Finke


Le Parosphromenus-​Project.

Le fon­da­teur vous dit com­ment il y est venu, ce quíl repr´sente et pourquoi son suc­cès n’est pas acquis.

Par Peter L.W. Finke

Trans­la­tion Herve Gonin, France

Le pre­mier et le plus fameux gourami règlisse, Parosphromenus deiss­neri con­sid­éré comme éteint en 2016, a été redé­cou­vert par le biol­o­giste chi­nois Went­ian Shi, avec une petite pop­u­la­tion incon­nue. Il a décrit cette redé­cou­verte douloureuse, avec plusieurs pho­tos pour la pre­mière fois sur la page d’accueil du P-​P (www​.parosphromenus​-project​.org)

Il a écrit en exclu­siv­ité pour notre site une courte ver­sion. A cette occa­sion le fon­da­teur du project Dr. Peter Finke (Alle­magne) qui le dirige à ce jour, fût inter­rogé sur com­ment ce pro­jet inhab­ituel vit le jour quelle est sa struc­ture et com­ment il voy­ait son futur.

Pour Went­ian Shi


  1. His­toire privée et pro­fes­sion­nelle
    Le pro­jet Parosphromenus a une longue his­toire. La nature m’a tou­jours intéressé, en par­ti­c­ulier les oiseaux, les amphi­bi­ens et les pois­sons, mais je n’ai pas étudié con­sciem­ment la biolo­gie. La rai­son en est que plus tard, d’autres intérêts plus abstraits, sans étude formelle, ont été ajoutés (philoso­phie, langues, cul­ture). Je suis donc devenu sci­en­tifique pro­fes­sion­nel et chercheur cul­turel avec une chaire en philoso­phie des sci­ences, mais toute ma vie, j’ai égale­ment tra­vaillé comme un ama­teur engagé dans plusieurs domaines (notam­ment l’histoire con­tem­po­raine, la con­ser­va­tion de la nature, la théorie économique et l’aquariophilie) sur une base volon­taire.
    Mon intérêt per­son­nel pour les oiseaux et les pois­sons s’est pour­suivi par­al­lèle­ment à ma car­rière pro­fes­sion­nelle; J’ai eu par exem­ple tou­jours des aquar­i­ums avec des labyrinthidés. J’étais par­ti­c­ulière­ment fasciné par les croasse­ments de gouramis du genre Tri­chop­sis; Après avoir appris à le con­naître très tôt, j’étais sus­pendu aux lèvres de Diet­rich Schaller, qui avait rap­porté depuis son enfance en Thaï­lande une incroy­able con­nais­sance et une exper­tise locales. En tant qu’étudiant, j’étais déjà mem­bre de la „Fédéra­tion pour la pro­tec­tion des oiseaux“ (main­tenant la NABU) et ai appris à con­naître la pen­sée écologique et la con­ser­va­tion de la nature. En tant qu’étudiant, je suis devenu le six­ième mem­bre de l’IGL, l’association alle­mande des labyrinthidés, dont j’ai aimé l’internationalité, même si elle n’a pas été suff­isam­ment con­crétisée, et j’ai rapi­de­ment animé des con­férences sur l’aquariophilie et la con­ser­va­tion de la nature, qui étaient encore inhab­ituelles.
    Au milieu des années soixante-​dix, j’ai ren­con­tré l’ingénieur du son Horst Linke à Berlin et à Munich le doc­teur Dr. med. Wal­ter Foer­sch. Le pre­mier m’a donné six mer­veilleux Tri­chop­sis schal­leri, et le dernier est devenu le fon­da­teur d’une recherche ama­teur sérieuse sur les gouramis réglisse. De lui, j’ai reçu le pre­mier pois­son du genre Parosphromenus. Nous étions ent­hou­si­astes à pro­pos de ces pois­sons, qui ont tous été con­fon­dus avec P. deiss­neri (pen­dant longtemps presque la seule espèce con­nue du genre). Foer­sch se ren­dit ensuite en Asie du Sud-​Est avec plusieurs autres pio­nniers tels que Linke et Schaller et décou­vrit de nou­velles espèces de Parosphromenus et de Betta. La destruc­tion de leurs habi­tats en Asie du Sud-​Est avait déjà com­mencé, mais à ce moment-​là, le sujet n’était pas grave. Mais je n’ai jamais oublié une phrase que Foer­sch m’avait dite à l’époque: Ces pois­sons sont si intéres­sants qu’il faut leur con­sacrer un pro­jet per­son­nel. Ce n’est que plus de trois décen­nies plus tard. Mais si vous con­nais­sez cette phrase, vous com­pren­drez pourquoi il ne s’agit pas d’un nou­veau club ou d’une autre insti­tu­tion, mais d’un pro­jet ou d’un proces­sus.
    Tout d’abord, mon tra­vail exigeait beau­coup de temps avec le pou­voir; J’ai reçu un doc­torat et une habil­i­ta­tion, pro­fesseur de philoso­phie des sci­ences, doyen de ma fac­ulté et pleine­ment impliqué dans les struc­tures académiques. Dans les années quatre-​vingt-​dix, j’étais très heureux lorsque j’ai reçu de

nou­velles espèces, P. palu­di­cola, P. fil­a­men­to­sus et P. nagyi, mais je n’avais ni l’espace, ni le temps pour J’ai ren­con­tré entre autres Bernd Bus­sler, Gün­ter Kopic, Nor­bert Neuge­bauer et enfin Mar­tin Hall­mann, des con­nais­seurs et des éleveurs par­ti­c­ulière­ment dévoués et com­pé­tents.

2-​Evenements décisifs

En 1995, mes col­lègues améri­cains et européens m’ont alors con­va­incu de par­ticiper à un grand pro­jet de recherche inter­na­tional sur dix ans jusqu’en 2005, auquel par­tic­i­paient des uni­ver­sités de qua­tre pays (États-​Unis, Japon, Angleterre et Alle­magne). L’objectif était de trou­ver des indi­ca­teurs de change­ment cul­turel par économie et mon­di­al­i­sa­tion (ICC, titre du pro­jet). Mon tra­vail à la CCI con­sis­tait à décrire com­ment l’économie général­isée de la pen­sée et de l’action et la mon­di­al­i­sa­tion de plus en plus vis­i­ble de la fin du XXe siè­cle avaient mod­i­fié la sci­ence. Je l’ai fait dans les années suiv­antes et cer­taines pub­li­ca­tions et livres ont été créés. Les pois­sons et l’aquariophilie n’ont d’abord joué aucun rôle dans cette recherche.
Mais vers le tour­nant du mil­lé­naire, trois événe­ments impor­tants se sont pro­duits: 1. Inter­net a grandi en quelques années, ini­tiale­ment pour les sci­en­tifiques, mais beau­coup plus pour l’économie, à une taille en con­stante évo­lu­tion. Cela a égale­ment changé mon tra­vail et ma vie. 2. Les nou­velles d’Asie du Sud-​Est sont dev­enues encore plus dra­ma­tiques, la jun­gle ayant été coupée plus rapi­de­ment et plus impi­toy­able­ment pour créer des ter­res agri­coles. Cepen­dant, l’attention de la con­ser­va­tion inter­na­tionale était lim­itée (comme c’est encore le cas aujourd’hui) exclu­sive­ment au sort de l’orang-outan. Enfin — et c’était la clé — 3. Un col­lègue améri­cain du pro­jet ICC, qui con­nais­sait mon passe-​temps pour l’aquariophilie m’a posé une ques­tion très impor­tante. On pou­vait lire: Les loisirs ne font-​ils pas égale­ment par­tie de la cul­ture? Nous l’avons ignoré jusqu’à présent. Avez-​vous pas dit que vous êtes un aquar­io­phile? Com­ment l’économie et la mon­di­al­i­sa­tion ont-​elles réelle­ment affecté le passe-​temps de l’aquariophilie?
C’était le tour­nant. J’ai réal­isé que mon tra­vail con­sis­tait à créer quelque chose de nou­veau en util­isant Inter­net: un réseau mon­dial con­tre la com­mer­cial­i­sa­tion crois­sante de l’aquariophilie et plus par­ti­c­ulière­ment con­tre la destruc­tion de la bio­di­ver­sité en Malaisie et en Indonésie, où de plus en plus de basses ter­res humides et de tour­bières de jun­gle assèchaient, les prin­ci­paux habi­tats des gouramis réglisse, de sorte que d’énormes usines agraires, à savoir des plan­ta­tions de palmiers à huile, pour­raient être créées. Même sans deman­der aux nom­breux peu­ples de la forêt trop­i­cale, leur patrie a été abattue. Je me suis soudain rendu compte de ce que je devais réaliser si je voulais changer l’aquariophilie. La devise était: Sor­tir du salon, dans le monde réel der­rière les mag­nifiques aquar­i­ums, c’est-à-dire où se pro­duit la grande mort. Avant l’ère Inter­net, cela était impos­si­ble. Seul Inter­net a rendu pos­si­ble la réal­i­sa­tion de la nou­velle vision.

3. La struc­ture du pro­jet Parosphromenus
Le début était encore insuff­isant. En 1982 déjà, l’association alle­mande VDA m’avait invité à don­ner une con­férence lors de sa ses­sion prin­ci­pale. J’ai choisi le titre „Pour un aquar­ium dif­férent“ et j’ai con­staté que tous les respon­s­ables devaient écouter une analyse très cri­tique de la sit­u­a­tion. Le résul­tat fut que j’étais désor­mais con­sid­éré comme une per­sonne non grata. J’ai donc créé un groupe de tra­vail sur les gouramis réglisse avec Mar­tin Hall­mann dans le cadre de l’IGL, dont je suis devenu vice-​président (puis prési­dent pour un court laps de temps). Tous les experts impor­tants en la matière étaient bien­tôt mem­bres. Après tout, voici les bases du livre, que nous pub­lions deux années plus tard comme la seule mono­gra­phie sur les gouramis réglisse (Peter Finke /​Mar­tin Hall­mann: Pracht­gu­ramis, joy­aux de la jun­gle dans la nature et dans l’aquarium.) Rodgau: Aqua­log mai­son d’édition 2013). Mais „l’internationalité“ de cette asso­ci­a­tion était totale­ment inadéquate, ils ne par­laient que l’allemand et més­es­ti­maient la sit­u­a­tion réelle de ces pois­sons dans le monde des labyrinthidés. En outre, il y avait des fau­teurs de trou­bles querelleurs qui ont été exclus des années plus tard par Hall­mann de l’Association. Ils ont boy­cotté mes efforts pour un passe-​temps cri­tique pour l’aquarium, dirigeant la com­mer­cial­i­sa­tion, et j’ai quitté l’IGL. Horst Linke et d’autres sont par­tis avant moi. (Du point de vue actuel, beau­coup de choses se sont améliorées là-​bas.) C’est prin­ci­pale­ment dû au mérite de l’actuel prési­dent Mar­tin Hall­mann. Heureuse­ment, en Alle­magne, il y avait une deux­ième asso­ci­a­tion de pêcheurs de pois­sons à labyrinthe, l’EAC /​AKL, où nom­bre des déçus se sont inscrits..
Cepen­dant, vers la fin de ma car­rière, je devais tou­jours mener un com­bat per­son­nel et chronophage con­tre la poli­tique, exigeant que les sci­en­tifiques d’Europe recon­stru­isent leurs uni­ver­sités de manière cohérente selon le principe Bachelor-​Master. Cela était pour moi incom­pat­i­ble avec le principe con­sti­tu­tion­nel alle­mand § 5, qui garan­tis­sait la lib­erté de la sci­ence. Ils ont essayé de me faire taire au moyen d’une procé­dure dis­ci­plinaire, mais j’ai réclamé ma retraite anticipée, ce qui l’a empêché. Ce fut tou­jours une phase dif­fi­cile qui a sérieuse­ment défié mes pou­voirs.
Ce n’est qu’après que le stress soit passé que j’ai eu le temps d’examiner ma vision d’un «pro­jet Parosphromenus» (PP). Ce qui a été cru­cial pour cela, c’est que j’ai ren­con­tré Helene Schoubye de Copen­h­ague, une femme engagée et courageuse, qui était immé­di­ate­ment ent­hou­si­aste pour le „Paros“ et n’avait pas peur, mal­gré son inex­péri­ence débu­tante, de s’attaquer à la pro­gram­ma­tion d’un site Web con­tenant tout le néces­saire. dont nous avions besoin. Trois impérat­ifs: trans­met­tre les con­nais­sances de base sur ces pois­sons dans la nature et dans l’aquarium, le faire en trois langues (anglais, français et alle­mand) et inclure un forum de dis­cus­sion uni­versel et trois forums régionaux (Asie, Amérique et Europe). . Hélène est tou­jours web­mas­ter de notre pro­jet aujourd’hui.


Je n’ai jamais été inter­rogé sur le fait que notre PP devrait avoir une struc­ture per­me­t­tant de pour­suivre cinq objec­tifs:


  1. Autre aquar­io­philie: L’objectif le plus courant est de trans­former l’aquariophilie d’un passe-​temps de plus en plus com­mer­cial à un acte sérieux de la con­ser­va­tion de la nature au niveau inter­na­tional, illus­tré et mis en œuvre à l’aide de l’exemple des gouramis réglisse. Au lieu des intérêts économiques de l’industrie du loisir, les intérêts de la nature et de ses amoureux devraient à nou­veau déter­miner l’aquariophilie. Le PP doit avoir un niveau de ges­tion appro­prié à cette fin, par exem­ple un groupe de pilotage appro­prié (voir ci-​dessous).

  2. Ethique et poli­tique: A cette fin, la nou­velle aquar­io­philie doit cesser d’être un passe-​temps non poli­tique pour les pays riches et jouer un rôle poli­tique en recon­nais­sant leur respon­s­abil­ité partagée dans la destruc­tion de la Terre. Dans le cas des gouramis réglisse, cela sig­ni­fie s’opposer active­ment aux intérêts des entre­prises et à la cor­rup­tion, qui entraî­nent la destruc­tion de la diver­sité naturelle et cul­turelle en Asie du Sud-​Est et dévelop­per un con­cept de développe­ment régional durable (voir le livre men­tionné, p. 4041 ).

    3. Préser­va­tion des habi­tats: le PP ne devrait pas se sat­is­faire de la per­spec­tive de l’aquarium, mais devrait con­duire à la con­ser­va­tion effec­tive d’au moins cer­tains des habi­tats uniques d’eaux noires. La pen­sée de cer­tains rêveurs qu’ils pour­raient en créer de nou­veaux et réin­tro­duire ceux élevés en cap­tiv­ité est, pour plusieurs raisons, tech­nique­ment com­plète­ment naïve et absurde; Les cours d’eau sur les sols tourbeux ne sont pas rem­plaçables arti­fi­cielle­ment. Compte tenu du rythme et de l’ampleur de la destruc­tion de la forêt, on ne peut que ten­ter de préserver les restes; C’est une course presque impos­si­ble à obtenir con­tre des adver­saires trop puis­sants en le temps.

  1. Peu­ples et cul­tures: Le PP est un pro­jet aquar­io­phile, mais il ne faut pas oublier que la destruc­tion de la forêt détruit non seule­ment la bio­di­ver­sité, mais égale­ment les habi­tats des pop­u­la­tions et la cul­ture autochtone en entier. Il serait inac­cept­able de s’occuper des petits pois­sons, mais pas de ceux qui y vivent. La région qui l’entoure est, par exem­ple, l’une des régions les plus riches en langues du monde. Le PP devrait égale­ment soutenir la résis­tance crois­sante des peu­ples dayaks con­tre les actes con­traires à l’éthique qui leur ont été infligés, car sans eux, il ne sera finale­ment pas pos­si­ble de réus­sir.

    5. Con­ser­va­tion des stocks d’aquariums: L’objectif le plus réal­is­able est la con­ser­va­tion des stocks d’aquariums exis­tants, mais cela néces­site égale­ment des mesures effi­caces, qui doivent d’abord être établies, car elles ne font pas par­tie du réper­toire com­porte­men­tal habituel de l’aquariophile (par exem­ple, un niveau de com­mu­ni­ca­tion appro­prié). , un recense­ment régulier et une dis­tri­b­u­tion fonc­tion­nelle, c’est-à-dire une dis­tri­b­u­tion rationnelle de la progéni­ture). Il est dif­fi­cile de le définir seul, mais il est prob­a­ble­ment plus acces­si­ble que les objec­tifs sus­men­tion­nés. Ici, le cer­cle rejoint la cible men­tion­née en pre­mier.

    4. Le statu quo
    Qu’avons-nous ou pas réal­isé ? Où se situe le PP aujourd’hui? La réponse la plus courante est qu’aucun de ces objec­tifs n’a été atteint jusqu’à présent. Nous sommes tous en route. Dans le meilleur des cas, il s’agit du dernier objec­tif, rel­a­tive­ment mau­vais parmi les pre­miers men­tion­nés. L’objectif final reste toute­fois prob­lé­ma­tique, mais l’objectif de préser­va­tion des habi­tats est le suc­cès le moins tan­gi­ble. Quelques détails:

    Nous avons trouvé env­i­ron 500 per­son­nes sur les cinq con­ti­nents dans 39 États du monde qui sont des amis et des con­nais­seurs spé­ci­aux de Paros. On en ajoute d’autres chaque année, mais pas aussi vite que dans les pre­miers jours. Le nom­bre de per­son­nes impor­tantes pour le PP est net­te­ment inférieur à 1000 dans le monde. L’intensité de l’utilisation du site Web PP varie, tout par­ti­c­ulière­ment dans les forums: l’important forum Asie n’a pas été abordé cor­recte­ment, le forum Amérique a con­duit à un renou­veau de la scène des Paros aux États-​Unis, le forum européen se con­cen­tre sur la scène de Paros en Alle­magne. Le forum le plus vivant est le forum uni­versel, qui sug­gère que l’objectif général du PP est com­pris et soutenu, mais que beau­coup sont lim­ités à la per­spec­tive de passe-​temps (change­ment par­tiel de men­tal­ité, repro­duc­tion con­ser­v­a­tive). C’est beau­coup quand on voit la sit­u­a­tion ini­tiale.

    Mais nous apprenons aussi. Par exem­ple, nous nous efforçons actuelle­ment de soutenir le tra­vail pure­ment volon­taire avec un cer­tain nom­bre de liens insti­tu­tion­nels, de sorte que, par exem­ple, la préser­va­tion de la progéni­ture soit égale­ment ren­for­cée par une com­posante pro­fes­sion­nelle et que les éleveurs ent­hou­si­astes soient soulagés. Cela devrait égale­ment aider à améliorer la dis­tri­b­u­tion de la repro­duc­tion. Mais serons-​nous capa­bles de faire cela? Il y a des pre­miers suc­cès.

    Mais il y a aussi des signes de fatigue (qui est sur­pris?), Par exem­ple. à la par­tic­i­pa­tion au recense­ment; Nous n’avons pas encore trouvé de solu­tion à cela. La résis­tance des pop­u­la­tions touchées en Asie s’est dévelop­pée de manière pos­i­tive, ce qui ralen­tit quelque peu les pro­grès des destruc­tions. Ceci n’est guère un mérite du PP, mais aide la cause com­mune. Il ne faut cepen­dant pas cacher que nous écrivons égale­ment des let­tres d’encouragement et de sou­tien aux groupes autochtones con­cernés et que nous avons par­fois reçu des réponses très recon­nais­santes. Outre le PP, de nom­breuses pub­li­ca­tions, en par­ti­c­ulier en Europe, nous aident égale­ment à pro­mou­voir nos objec­tifs généraux plus ambitieux et à ren­forcer la base de sen­si­bil­i­sa­tion aux proces­sus de trans­for­ma­tion souhaités. Ainsi, il est bon, par exem­ple, que notre mem­bre chi­nois du groupe de pilotage, Went­ian Shi, mette explicite­ment ses expédi­tions et la redé­cou­verte de la pre­mière espèce décrite dans le con­texte de ce PP et, par con­séquent, dans le monde entier, mais égale­ment en Asie du Sud l’Est.Cela est important.

Il n’est donc pas encore pos­si­ble de dire de manière con­clu­ante si le PP est un suc­cès, car le pro­jet n’est pas ter­miné. En tant que par­tic­i­pant, je ne peux pas bien juger cela, mais les autres doivent le faire. Je suis très heureux que beau­coup con­sid­èrent le pro­jet comme un suc­cès, mais je crois que nous devons atten­dre avec ce ver­dict. Les prin­ci­paux objec­tifs du pro­jet ne peu­vent être atteints ni en Europe ni en Amérique, ni sur Inter­net; c’est la déci­sion de l’ Asie. Il se pour­rait que nous économi­sions seule­ment un peu là. Seule­ment: Plus les objec­tifs sont grands, plus ils sont dif­fi­ciles à attein­dre. Mais si on ne se fixe pas de grands objec­tifs par crainte d’en per­dre des par­ties, il n’y a cer­taine­ment rien à faire. Et vous avez égale­ment besoin de suc­cès par­tiels, de bons résul­tats inter­mé­di­aires, même dans les petites choses. Ils exis­tent.

Les risques qui nous atten­dent sont indé­ni­ables. La course con­tre le pou­voir et le temps n’est pas encore ter­minée. Mais il reste encore quelque chose à sauver. L’un des out­ils que nous avons mis au point est le prix Parosphromenus, un prix que nous avons jusqu’ici décerné aux per­son­nes qui ont accom­pli des réal­i­sa­tions remar­quables dans le cadre de notre pro­jet. Went­ian Shi était le dernier gag­nant du prix à ce jour. Nous sommes, par exem­ple, déter­minés à appli­quer de nou­velles méth­odes en Asie (par exem­ple, l’achat d’une pro­priété) si des oppor­tu­nités se présen­tent. Heureuse­ment, la scène de la con­ser­va­tion de la nature se ren­force égale­ment. Tout cela n’est pas facile. Mais nous n’avons jamais eu l’illusion que ce serait un moyen sim­ple. Ceux qui se sont ren­for­cés dans le domaine de la con­ser­va­tion de la nature en Europe voient main­tenant qu’ils peu­vent faire bon usage de cette force au niveau inter­na­tional. Cela nous donne beau­coup d’encouragement et un vent favor­able. C’est pourquoi nous allons con­tin­uer.

Nous, nous sommes le groupe de pilotage actuel du PP, à savoir (par ordre alphabé­tique): Bernd Bus­sler (éle­vage /​dis­tri­b­u­tion), Pavel Chaloupka (arti­cle spé­cial), Rafael Eggli (analyse /​réflex­ion), Peter Finke (ges­tion /​sci­ence), Chris­t­ian Kop­pitz (insti­tu­tions), Helene Schoubye (vice-​directrice et webmestre), Went­ian shi (Expédi­tions) et Ben­jamin Wilden (recense­ment).
Je remer­cie Hélène Schoubye pour ses com­men­taires cri­tiques sur une pre­mière ver­sion du texte. Sa forme finale, ses fautes éventuelles et d’autres défauts me sont imputa­bles.

X

Right Click is Disabled

Please respect our image usage rights and do not copy the images found on this web­site with­out prior per­mis­sion. Thank You — The Parosphromenus Project Staff