Les pois­sons

Ce qu’on devrait savoir de ces poissonsP.quindecim (photo H.Schoubye)

Aucun parosphromenus n’a une taille supérieure à 5 cm, la plu­part font à peine 4 cm. Les plus grandes espèces sont Parosphromenus quin­decim (voir photo à droite/​s. Foto rechts), P. deiss­neri, ainsi que P. Linkei et la forme en attente de descrip­tion spec. Danau Rasau, tous atteignant presque 5 cm.

Ce sont des pois­sons pais­i­bles, lim­ités à un petit ter­ri­toire, au cen­tre duquel se trouve la petite cav­ité sous une feuille, dans un bois ou bien une coquille vide, occupée et défendue par un mâle. Ces cav­ités peu­vent être situées rel­a­tive­ment en pro­fondeur, jusqu’à 1 m, ou près de la sur­face. On peut se représen­ter leur petite taille si on songe que les boîtes de plas­tique noir des anciens rouleaux de film pho­tographique con­vi­en­nent. Le mâle cherche à y attirer une femelle. Il parade à prox­im­ité immé­di­ate de la cav­ité en faisant spec­tac­u­laire­ment éta­lage de ses nageoires et finale­ment, la ponte a lieu dans la cav­ité. Les deux parte­naires rassem­blent les œufs tombés et s’efforcent de les coller au pla­fond de la cav­ité, là où le mâle a fait un nid réduit à quelques bulles, ou pas du tout. Quand la ponte est achevée, la femelle déserte la cav­ité et se con­sacre à la défense des abords.

 P. spec. affin. rubrimontis (Mimbon 2008)Photo C.Hinz

Dans la plu­part des espèces, les mâles sont beau­coup plus riches en couleurs que les femelles. Ils por­tent sou­vent sur les nageoires impaires des ban­des irisées d’un bleu-​vert bril­lant des­tinées à capter et refléter la moin­dre lumière dans les eaux couleur de thé des som­bres forêts humides. Beau­coup d’espèces se ressem­blent et ne peu­vent être dis­tin­guées que par des car­ac­téris­tiques dis­crètes, d’autres dif­fèrent davan­tage, aussi par la forme du corps. Nous arrivons très dif­fi­cile­ment à dis­tinguer les femelles des dif­férentes espèces. Nous pou­vons en déduire que la spé­ci­a­tion est encore à l’œuvre et il faut pren­dre garde à ne pas mélanger les pois­sons. Les bacs com­mu­nau­taires sont à décon­seiller, sauf pour des formes mor­phologique­ment très dif­férentes. En général, les parosphromenus sont main­tenus par cou­ple, ou dans des bacs spécifiques.

Ce n’est pas seule­ment une ques­tion de main­te­nance. Dans l’aquariophilie de masse actuelle, les pois­sons sont « gardés », on peut même dire « con­som­més », quand ils meurent, on en rachète d’autres. Pour des espèces rares et men­acées comme les parosphromenus, une telle atti­tude est un luxe que nous ne devons pas nous per­me­t­tre. Un ama­teur ne garde pas ses pois­sons sim­ple­ment pour les avoir, mais pour les sauve­g­arder. Comme en plus leurs couleurs et com­porte­ment les plus spec­tac­u­laires n’apparaissent que dans des bacs amé­nagés de façon adéquate, l’amateur de parosphromenus vise la repro­duc­tion. Dans des aquar­i­ums bien amé­nagés, bien dotés en cachettes et cav­ités, celle-​ci se pro­duit presque sans inter­ven­tion spé­ci­fique de notre part. Il y a sou­vent une petite quan­tité d’alevins qui grandit dans le bac parental.

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